samedi 16 août 2014

LE MARKETING OU COMMERCE QUI ENVAHIT LES ÉGLISES AU DÉTRIMENT DE LA SAINE DOCTRINE ET DE L’ÉVANGILE

Extrait du livre Eglise Laodicee de  Shora Kuetu

A télécharger ici : http://www.tv2vie.org/telechargements/livres/francais/Eglise Laodicee - Shora Kuetu 2014.pdf

Nous vivons des temps difficiles où beaucoup de « chrétiens » sont séduits ci et là par un système commercial pratiqué dans les églises. Tous ceux qui achètent des produits dérivé du christianisme (livres, CD de musique, d’enseignements  et produits dérivés) participent à la prolifération du Commerce des dons de Dieu et sont facilement ouverts à la séduction.  Tous ceux qui vendent les dons de Dieu (évangile, messages inspirés, chants inspirés…) s’attirent une ruine certaine.
Selon Matthieu 10:7-8, Aucun chrétien, quel que soit son appel ou son don ne peut prétendre qu’il a payé pour avoir les talents qu’il a. Il faudrait d’abord expliquer à ceux qui vendent les grâces que Dieu leur a données, qu’ils n’ont rien payé pour les avoir. Dans 1 Corinthiens 4 :7 Paul nous pose une question : «Qu’as-tu que tu n’aies reçu et si tu l’as reçu pourquoi te glorifies-tu ?». Dieu dit dans Job 41:2 «De qui suis-je le débiteur ?» Vendre quelque chose qu’on a reçu gratuitement n’est rien d’autre que du vol. Si nous sommes comme Christ (car là est le sens du mot chrétien), nous devons agir comme lui. Il a donné ses enseignements et nourri les gens GRATUITEMENT.
Dans Apocalypse 21:6 et 22:17, le Seigneur invite toutes les personnes qui ont soif à venir s’abreuver gratuitement. Alors pourquoi vendre la parole (sous forme de chants, de livres ou de messages) c’est-à-dire l’eau qu’on a reçue gratuitement ?
Le marketing est un terme issu de l’américain «market», c’est-à-dire «marché», il se rapporte aux techniques de commercialisation.
Il s’agit plus précisément de l’ensemble des actions qui ont pour objet de connaître, de prévoir et éventuellement, de stimuler les besoins des consommateurs à l’égard des biens et des services et d’adapter la production et la commercialisation aux besoins ainsi précisés.
Le marketing est aussi un service d’une entreprise chargée de cette activité. Le marketing (parfois traduit «mercatique» en français) est donc une discipline du management qui cherche à déterminer les offres de biens, de services ou d’idées en fonction des attitudes et des motivations des consommateurs, du public ou de la société en général.
Le marketing naît en réaction à la pensée économique classique qui, au XIXe siècle, était incapable de résoudre les problèmes provoqués par la rapide croissance de l’économie.
Les premières notions apparaissent au XVIIe  siècle aux Etats-Unis et au XVIIIe siècle en France et au Royaume-Uni.
L’histoire du marketing s’inscrit dans l’histoire du management et constitue donc une discipline récente caractérisée par l’environnement et les besoins spécifiques du XXe siècle. La crise de 1929 a particulièrement affecté cette période par l’intensification de la concurrence qui en a résulté. Le concept de marketing est né entre 1944 et 1957 de l’idée de placer le consommateur au centre des affaires.
La stratégie du marketing vise à mettre l’entreprise, en l’occurrence l’église de «l’homme de Dieu», en adéquation avec les exigences implicites ou explicites du marché sur lequel elle agit. Les techniques du marketing se fondent sur l’étude du comportement du chrétien consommateur.
Les bases de la stratégie du marketing sont de découvrir les besoins des consommateurs potentiels et de définir les produits et les services. La politique de communication, la publicité, la promotion et l’organisation de la vente des produits n’est quant à elle que la partie la plus visible du marketing auprès du grand public.
Le marketing opérationnel par souci de simplification est segmenté en quatre principaux domaines appelés marketing mix.
  • Le produit : il est ici question de la Parole de Dieu (Jésus-Christ). Pour beaucoup de pasteurs, Jésus-Christ notre Seigneur est un produit qui doit se vendre à tout prix. Cela est particulièrement vrai lors de la fête de Noël où on ne se limite pas au produit lui-même. On inclut les éléments suivants : l’emballage (l’apparence), le conditionnement, le design, les normes qu’il respecte, les labels, l’image de marque (la dénomination), le cycle de vie du produit, la gamme du produit... Des images de Jésus-Christ, tasses de thé, mouchoirs, crucifix, tableaux, huiles d’onction, eau du Jourdain, guérisons, miracles, formations bibliques, voilà les dérivés du produit Jésus.
  • Le prix : tout ou presque est payant (écoles bibliques, séminaires, prières, etc.). Il faut être riche pour fréquenter certaines églises aujourd’hui, car les prestations sont coûteuses. Quel décalage avec le Seigneur qui nous demande de prêcher gratuitement l’évangile (Matthieu 10:4-8) !
  • La distribution : il y a tout un réseau bien organisé pour la distribution des produits.
  • La publicité : La publicité est une forme de communication dont le but est de fixer l’attention d’une cible visée (consommateur, utilisateur, usager, électeur, etc.) afin de l’inciter à adopter un  comportement souhaité : achat d’un produit (Bible, CD, ouvrages). La publicité fait la promotion du ministère au travers des sites internet, photos, affiches publicitaires et autres supports car il faut  vendre absolument. On a bien compris que la meilleure manière de capter l’attention des éventuels clients c’est la publicité.

Aussi, il est de plus en plus courant que des églises-entreprises à l’américaine utilisent des moyens de pressions psychologiques et de la communication tapageuse pour vendre leurs produits.
Le principal but des messages publicitaires est avant tout de créer des besoins inexistants qui deviendront par la suite indispensables. L’église-entreprise est l’objet premier du message publicitaire.

Pour attirer les clients, elle utilise un champ lexical attractif : «grand», «bishop», «miracles», «impact», «argent» , «leadership». Elle a aussi recours à d’immenses affiches à la gloire des orateurs impeccablement habillés et maquillés. Pour ne pas faire fuir les éventuels acheteurs, elle a banni les mots «enfer», «repentance», «péché», «jugement dernier». Les clients doivent être à l’aise, dorlotés et caressés dans le sens du poil sinon ils n’investiront pas dans la PME.

Remarquez que le but du marketing est de découvrir les besoins du consommateur et de les satisfaire.
La Bible dit : «Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables» (2 Timothée 4:3-4).
Cela tombe sous le sens : comme des milliers de chrétiens ont la démangeaison d’entendre de belles choses, plusieurs pasteurs utilisent le marketing pour découvrir leurs désirs et les satisfaire. C’est pourquoi beaucoup de pasteurs mettent aujourd’hui l’accent sur les moyens qu’il faut utiliser pour soutirer de l’argent aux hommes qu’ils dirigent plutôt que sur le royaume de Dieu.

Ils sont prêts à toutes sortes de compromissions pour répondre aux besoins pressants de leurs fidèles qui sont de grands et friands consommateurs du sermon pastoral dans lequel ils investissent tous leurs biens. Comme nous l’avons vu, le «marketing» signifie marché en anglais. Or l’Église du Seigneur n’a rien à voir avec le marché, c’est l’assemblée des saints.

De même que le temple de Dieu était devenu une caverne de voleurs, plusieurs pasteurs ont transformés les églises en véritables boutiques pour vendre leurs idées. Il y a des stands dans beaucoup de bâtiments d’églises où sont exposés toutes sortes de produits à vendre.
«La Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem. Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis. Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables ; et il dit aux vendeurs de pigeons : Ôtez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. Ses disciples se souvinrent qu’il est écrit : Le zèle de ta maison me dévore» (Jean 2:13-17).
Le fait que beaucoup de ministères vendent leurs CD de musique, leurs vidéos d’enseignements, nous montre que nous sommes dans le temps de Babylone.
Pour s’assurer que leurs produits pourtant reçus gratuitement du Seigneur ne soient pas copiés, certains chrétiens utilisent le copyright.

Le copyright
Le copyright est le droit d’un auteur, délégué à son éditeur, d’exploiter une œuvre artistique, littéraire ou scientifique. La reproduction de cette œuvre constitue donc une violation du copyright par toute personne non autorisée, c’est-à-dire un délit.
Alors que le Seigneur nous demande de diffuser gratuitement la Parole, des milliers de chrétiens refusent d’obéir à Dieu et utilisent le copyright, un outil du monde pour s’enrichir. Si l’auteur de la Bible n’a pas mis le copyright sur son ŒUVRE, pourquoi certaines versions de la Bible en portent-elles ?
Le droit moral de l’auteur est reconnu par tous les pays qui ont adhéré à la Convention de Berne.

La Bible est sous copyright
La Bible, Parole de Dieu et inspirée par le Saint-Esprit est sous un monopole de copyright comme n’importe quel livre. Toutes les traductions de moins de 100 ans environ sont sous un monopole de copyright, et les personnes citant la Bible rapportent beaucoup d’argent en termes de licences aux propriétaires de ces copyrights.
En 2013, un groupe de militants suédois de la culture connaissance libre a décidé de retraduire la Bible chrétienne en langage courant, en utilisant des sources qui ne sont plus couvertes par le copyright. Ils ont ensuite mis le résultat de leurs travaux dans le domaine public. Le nom de ce projet était Free Bible (pour : « Bible libre »).
Le projet a été attaqué à plusieurs reprises par les défenseurs des monopoles et des traductions dominantes, prétextant que le projet «n’était pas nécessaire», étant donné que tout le monde pouvait citer leur Bible. La société biblique de Genève a créé une convention de droits d’utilisation de la Bible. Voici ce qui est écrit sur leur site : «La Bible Segond 21 copyright © 2007, Société Biblique de Genève, tous droits réservés.»
Pour des citations de la Bible à des fins non commerciales dans le cadre de publications d’Églises, de communautés chrétiennes, d’instituts bibliques, de séminaires et autres, il suffit de mentionner : «Version Segond 21 © 2007 Société Biblique de Genève».
Le texte de la Bible Segond 21, 2007, peut être cité sur tout support (écrit, visuel ou audio), pour autant que la citation n’excède pas 500 (cinq cents) versets, sans qu’il soit nécessaire de solliciter l’autorisation écrite de l’éditeur.
Les conditions expresses sont que les versets cités ne représentent ni un livre complet de la Bible, ni plus de 50% du texte total de l’œuvre en question. La mention du copyright devra figurer en page de titre ou de copyright de l’œuvre, sous la forme suivante : «Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright © 2007 Société Biblique de Genève. Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés».

Les demandes d’autorisation pour des citations excédant les limites ci-dessus doivent être adressées  à : «Société Biblique de Genève, CP 151, Chemin de Praz-Roussy 4bis - CH-1032 Romanel-sur-Lausanne. La Bible Segond 21, Tous droits réservés».

Extrait du livre Eglise Laodicee de  Shora Kuetu
A télécharger ici : http://www.tv2vie.org/telechargements/livres/francais/Eglise Laodicee - Shora Kuetu 2014.pdf

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