Extrait du livre Eglise Laodicee de Shora Kuetu
A télécharger ici : http://www.tv2vie.org/telechargements/livres/francais/Eglise Laodicee - Shora Kuetu 2014.pdf
Nous vivons des
temps difficiles où beaucoup de « chrétiens » sont séduits ci et là
par un système commercial pratiqué dans les églises. Tous ceux qui achètent des
produits dérivé du christianisme (livres, CD de musique, d’enseignements et produits dérivés) participent à la
prolifération du Commerce des dons de Dieu et sont facilement ouverts à la
séduction. Tous ceux qui vendent les
dons de Dieu (évangile, messages inspirés, chants inspirés…) s’attirent une
ruine certaine.
Selon Matthieu
10:7-8, Aucun chrétien, quel que soit son appel ou son don ne peut prétendre
qu’il a payé pour avoir les talents qu’il a. Il faudrait d’abord expliquer à
ceux qui vendent les grâces que Dieu leur a données, qu’ils n’ont rien payé
pour les avoir. Dans 1 Corinthiens 4 :7 Paul nous pose une question : «Qu’as-tu
que tu n’aies reçu et si tu l’as reçu pourquoi te glorifies-tu ?». Dieu dit
dans Job 41:2 «De qui suis-je le débiteur ?» Vendre quelque chose qu’on a reçu
gratuitement n’est rien d’autre que du vol. Si nous sommes comme Christ (car là
est le sens du mot chrétien), nous devons agir comme lui. Il a donné ses enseignements
et nourri les gens GRATUITEMENT.
Dans Apocalypse
21:6 et 22:17, le Seigneur invite toutes les personnes qui ont soif à venir
s’abreuver gratuitement. Alors pourquoi vendre la parole (sous forme de chants,
de livres ou de messages) c’est-à-dire l’eau qu’on a reçue gratuitement ?
Le marketing est
un terme issu de l’américain «market», c’est-à-dire «marché», il se rapporte
aux techniques de commercialisation.
Il s’agit plus
précisément de l’ensemble des actions qui ont pour objet de connaître, de
prévoir et éventuellement, de stimuler les besoins des consommateurs à l’égard
des biens et des services et d’adapter la production et la commercialisation
aux besoins ainsi précisés.
Le marketing est
aussi un service d’une entreprise chargée de cette activité. Le marketing
(parfois traduit «mercatique» en français) est donc une discipline du
management qui cherche à déterminer les offres de biens, de services ou d’idées
en fonction des attitudes et des motivations des consommateurs, du public ou de
la société en général.
Le marketing naît
en réaction à la pensée économique classique qui, au XIXe siècle, était
incapable de résoudre les problèmes provoqués par la rapide croissance de l’économie.
Les premières
notions apparaissent au XVIIe siècle aux
Etats-Unis et au XVIIIe siècle en France et au Royaume-Uni.
L’histoire du
marketing s’inscrit dans l’histoire du management et constitue donc une
discipline récente caractérisée par l’environnement et les besoins spécifiques du
XXe siècle. La crise de 1929 a particulièrement affecté cette période par
l’intensification de la concurrence qui en a résulté. Le concept de marketing
est né entre 1944 et 1957 de l’idée de placer le consommateur au centre des affaires.
La stratégie du
marketing vise à mettre l’entreprise, en l’occurrence l’église de «l’homme de
Dieu», en adéquation avec les exigences implicites ou explicites du marché sur lequel
elle agit. Les techniques du marketing se fondent sur l’étude du comportement
du chrétien consommateur.
Les bases de la
stratégie du marketing sont de découvrir les besoins des consommateurs
potentiels et de définir les produits et les services. La politique de
communication, la publicité, la promotion et l’organisation de la vente des produits
n’est quant à elle que la partie la plus visible du marketing auprès du grand
public.
Le marketing
opérationnel par souci de simplification est segmenté en quatre principaux
domaines appelés marketing mix.
- Le produit : il
est ici question de la Parole de Dieu (Jésus-Christ). Pour beaucoup de
pasteurs, Jésus-Christ notre Seigneur est un produit qui doit se vendre à tout
prix. Cela est particulièrement vrai lors de la fête de Noël où on ne se limite
pas au produit lui-même. On inclut les éléments suivants : l’emballage
(l’apparence), le conditionnement, le design, les normes qu’il respecte, les
labels, l’image de marque (la dénomination), le cycle de vie du produit, la gamme
du produit... Des images de Jésus-Christ, tasses de thé, mouchoirs, crucifix,
tableaux, huiles d’onction, eau du Jourdain, guérisons, miracles, formations
bibliques, voilà les dérivés du produit Jésus.
- Le prix : tout
ou presque est payant (écoles bibliques, séminaires, prières, etc.). Il faut
être riche pour fréquenter certaines églises aujourd’hui, car les prestations
sont coûteuses. Quel décalage avec le Seigneur qui nous demande de prêcher
gratuitement l’évangile (Matthieu 10:4-8) !
- La distribution
: il y a tout un réseau bien organisé pour la distribution des produits.
- La publicité :
La publicité est une forme de communication dont le but est de fixer
l’attention d’une cible visée (consommateur, utilisateur, usager, électeur, etc.)
afin de l’inciter à adopter un comportement
souhaité : achat d’un produit (Bible, CD, ouvrages). La publicité fait la promotion
du ministère au travers des sites internet, photos, affiches publicitaires et
autres supports car il faut vendre absolument.
On a bien compris que la meilleure manière de capter l’attention des éventuels
clients c’est la publicité.
Aussi, il est de
plus en plus courant que des églises-entreprises à l’américaine utilisent des
moyens de pressions psychologiques et de la communication tapageuse pour vendre
leurs produits.
Le principal but
des messages publicitaires est avant tout de créer des besoins inexistants qui
deviendront par la suite indispensables. L’église-entreprise est l’objet premier
du message publicitaire.
Pour attirer les
clients, elle utilise un champ lexical attractif : «grand», «bishop»,
«miracles», «impact», «argent» , «leadership». Elle a aussi recours à
d’immenses affiches à la gloire des orateurs impeccablement habillés et
maquillés. Pour ne pas faire fuir les éventuels acheteurs, elle a banni les mots
«enfer», «repentance», «péché», «jugement dernier». Les clients doivent être à
l’aise, dorlotés et caressés dans le sens du poil sinon ils n’investiront pas
dans la PME.
Remarquez que le
but du marketing est de découvrir les besoins du consommateur et de les
satisfaire.
La Bible dit :
«Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ;
mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront
une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la
vérité, et se tourneront vers les fables» (2 Timothée 4:3-4).
Cela tombe sous
le sens : comme des milliers de chrétiens ont la démangeaison d’entendre de
belles choses, plusieurs pasteurs utilisent le marketing pour découvrir leurs
désirs et les satisfaire. C’est pourquoi beaucoup de pasteurs mettent
aujourd’hui l’accent sur les moyens qu’il faut utiliser pour soutirer de
l’argent aux hommes qu’ils dirigent plutôt que sur le royaume de Dieu.
Ils sont prêts à
toutes sortes de compromissions pour répondre aux besoins pressants de leurs
fidèles qui sont de grands et friands consommateurs du sermon pastoral dans
lequel ils investissent tous leurs biens. Comme nous l’avons vu, le «marketing»
signifie marché en anglais. Or l’Église du Seigneur n’a rien à voir avec le marché,
c’est l’assemblée des saints.
De même que le
temple de Dieu était devenu une caverne de voleurs, plusieurs pasteurs ont transformés
les églises en véritables boutiques pour vendre leurs idées. Il y a des stands
dans beaucoup de bâtiments d’églises où sont exposés toutes sortes de produits
à vendre.
«La Pâque des
Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem. Il trouva dans le temple les
vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis. Ayant fait un
fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et
les bœufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables ; et
il dit aux vendeurs de pigeons : Ôtez cela d’ici, ne faites pas de la maison de
mon Père une maison de trafic. Ses disciples se souvinrent qu’il est écrit : Le
zèle de ta maison me dévore» (Jean 2:13-17).
Le fait que
beaucoup de ministères vendent leurs CD de musique, leurs vidéos
d’enseignements, nous montre que nous sommes dans le temps de Babylone.
Pour s’assurer
que leurs produits pourtant reçus gratuitement du Seigneur ne soient pas
copiés, certains chrétiens utilisent le copyright.
Le copyright
Le copyright est
le droit d’un auteur, délégué à son éditeur, d’exploiter une œuvre artistique,
littéraire ou scientifique. La reproduction de cette œuvre constitue donc une
violation du copyright par toute personne non autorisée, c’est-à-dire un délit.
Alors que le Seigneur
nous demande de diffuser gratuitement la Parole, des milliers de chrétiens
refusent d’obéir à Dieu et utilisent le copyright, un outil du monde pour
s’enrichir. Si l’auteur de la Bible n’a pas mis le copyright sur son ŒUVRE,
pourquoi certaines versions de la Bible en portent-elles ?
Le droit moral de
l’auteur est reconnu par tous les pays qui ont adhéré à la Convention de Berne.
La Bible est
sous copyright
La Bible, Parole
de Dieu et inspirée par le Saint-Esprit est sous un monopole de copyright comme
n’importe quel livre. Toutes les traductions de moins de 100 ans environ sont
sous un monopole de copyright, et les personnes citant la Bible rapportent
beaucoup d’argent en termes de licences aux propriétaires de ces copyrights.
En 2013, un
groupe de militants suédois de la culture connaissance libre a décidé de
retraduire la Bible chrétienne en langage courant, en utilisant des sources qui
ne sont plus couvertes par le copyright. Ils ont ensuite mis le résultat de
leurs travaux dans le domaine public. Le nom de ce projet était Free Bible
(pour : « Bible libre »).
Le projet a été
attaqué à plusieurs reprises par les défenseurs des monopoles et des
traductions dominantes, prétextant que le projet «n’était pas nécessaire»,
étant donné que tout le monde pouvait citer leur Bible. La société biblique de
Genève a créé une convention de droits d’utilisation de la Bible. Voici ce qui
est écrit sur leur site : «La Bible Segond 21 copyright © 2007, Société
Biblique de Genève, tous droits réservés.»
Pour des citations
de la Bible à des fins non commerciales dans le cadre de publications
d’Églises, de communautés chrétiennes, d’instituts bibliques, de séminaires et
autres, il suffit de mentionner : «Version Segond 21 © 2007 Société Biblique de
Genève».
Le texte de la
Bible Segond 21, 2007, peut être cité sur tout support (écrit, visuel ou
audio), pour autant que la citation n’excède pas 500 (cinq cents) versets, sans
qu’il soit nécessaire de solliciter l’autorisation écrite de l’éditeur.
Les conditions
expresses sont que les versets cités ne représentent ni un livre complet de la
Bible, ni plus de 50% du texte total de l’œuvre en question. La mention du
copyright devra figurer en page de titre ou de copyright de l’œuvre, sous la
forme suivante : «Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright © 2007
Société Biblique de Genève. Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits
réservés».